Valeur locative des biens acquis pour un prix symbolique pour la taxe professionnelle |
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Une cession à un prix symbolique ne peut être regardée comme réalisée à titre onéreux que si l'acquéreur est contraint à une contrepartie réelle et quantifiable à l'égard du cessionnaire. En effet, une transaction à titre onéreux suppose un accord des parties sur la chose et sur le prix. L'entreprise qui a acquis un terrain auprès de la commune pour un prix symbolique devait retenir sa valeur vénale comme base de la taxe professionnelle. Selon la cour administrative d'appel, s'il pouvait être regardé comme probable que la ville ait consenti ce prix symbolique en raison du développement économique qui serait induit par la construction industrielle envisagée sur ce terrain, l'acte de vente ne comportait aucun engagement sur ce point de l'acquéreur. L'engagement de l'acquéreur à effectuer dans un délai de quatre ans des travaux de construction d'une usine souscrit dans la rubrique « Déclarations pour l'enregistrement » et pour soumettre la mutation à la TVA ne pouvait suffire à permettre de considérer que cette opération constituait une acquisition à titre onéreux. CAA Lyon 10 juillet 2008, n° 06-1210 |

